|
|
|
Quelques auteurs que Christophe affectionne. Avec leur biographie et leur bibliographie. Liste non exhaustive et qui ne demande qu'à s'épaissir.
- Georges PERROS
- Raymond CARVER
- Hubert SELBY Jr
- Bruno GREEN
Georges PERROS
| [août 1923 à Paris - janvier 1978
à Paris] Pseudonyme de Georges Poulot. Il étudie à
Reims, Belfort, Rennes et Paris. Il est d'abord comédien. Il entre à
la Comédie Française où il s'ennuie. Il rencontre le philosophe
Jean Grenier au Caire, qui l'introduit dans le milieu de la N.R.F. La revue publie
nombre de ses notes qui formeront les 3 tomes de Papiers Collés. En 59,
il s'installe en Bretagne à Douarnenez (Finistère). Il se consacre
à la lecture et à l'écriture, écrit, dessine, chante,
intervient dans des facultés de Brest et de Quimper. Il tient une importante
correspondance avec J. Grenier, J. Paulhan, B. Parain, L. Gaspard, J. Roudaut
et M. Butor. On lui doit aussi des traductions de Tchekhov et Strindberg. Il a
reçu le prix Max Jacob en 1963 pour Poèmes bleus, le prix Valery
Larbaud en 1973 pour Papiers Collés II et le prix Bretagne en 1974 pour
l'ensemble de son travail. Adresse d'un site de ressources sur Perros :
http://perso.wanadoo.fr/lofa/index_perros.html | |
| BIBLIOGRAPHIE : Papiers
Collés Tome 1 L'Imaginaire, Gallimard Résumé
: Un recueil d'essais, de notes, de portraits, de textes de l'écrivain,
écrits sur tous les supports possibles, au hasard de l'inspiration. Papiers
Collés Tome 2 L'Imaginaire, Ed. Gallimard | | Papiers
Collés Tome 3 L'Imaginaire, Ed. Gallimard Dans ce 3ème
volume, la réflexion de Perros s'enrichit de poèmes, de bribes de
journal, de citations recopiées, de portraits contemporains comme ceux
de Gérard Philippe ou d'Henri Michaux. Egalement des extraits de son dernier
texte L'ardoise magique. Correspondance Brice Parain, Georges Perros
1960-1971 Blanche, Ed. Gallimard Perros fait la connaissance de
Parain au début des années 60. A cet époque, Perros est encore
débutant et Parain est un écrivain connu et respecté. Leur
correspondance les entraînera dans la construction d'un dialogue sur les
pouvoirs du langage. Lettres à Carl Gustaf Bjurström
1958-1976 Ed. La Part Commune Adressées au traducteur du
suédois Bjurström, ces 200 lettres, travail de collaboration et relation
amicale, montrent un Perros au coeur de son travail, de son quotidien, de la littérature
qu'il aime. Correspondances Bernard Noël... Ed. Unes
Faite de pudeur, parfois de timidité, cette correspondance témoigne
d'une grande attention à l'autre, à ses projets et à ses
livres. Correspondance Michel Butor - Georges Perros 1955-1978
Ed. Joseph K Leur rencontre date de 1955. Cette correspondance montre l'acuité
du jugement de Perros sur l'oeuvre de Butor dont il fut chaque fois le premier
lecteur. L'occupation Ed. Joseph K Comme Papiers
Collés, les oeuvres rassemblés dans ce volume explorent tous les
registres de l'écriture fragmentaire de Perros : poèmes, notes,
aphorismes, récits brefs et denses. Contient aussi : En vue d'une éloge
de la paresse, Echancrures, Notes d'enfance, etc... Notes d'enfance
Ed. Calligrammes Pas de complaisance envers lui-même mais beaucoup
de tendresse pour ses parents. Lectures Ed. Le Temps Qu'il
Fait Comptes-rendus et articles critiques : une leçon de lecture
et d'amour des livres. Lettres à Roland Gaspar Perros
collabora à la NRF et à diverses revues auxquelles il envoyait des
chroniques de tous ordres. Une vie ordinaire Poésie,
Ed. Gallimard "Ses poèmes, ses notes, sont la conscience à
chaque instant de ce qu'il vivait, repères d'une attention suraiguë,
garants d'une conversation ininterrompue avec lui-même, les autres."
Dessins Ed. Calligrammes Ensemble de cartes postales
dessinées par l'artiste. Echancrures Ed. Calligrammes
Dernier livre paru du vivant de Perros. Je suis toujours ce que
je vais devenir (dessins et peintures) Ed. Calligrammes Réédition
en prélude au 10ème anniversaire de la mort de cet écrivain.
Correspondance Jean Grenier-Georges Perros 1950-1971 Ed.
Calligrammes Gardavu Ed. Le Temps Qu'il Fait "Je sais
maintenant comment vivent, si j'ose dire, les flics. Je le dirai. Parfaitement
infernal." Pour Perros, il n'y a pas de véritable coupure entre littérature
et vie quotidienne. Les Yeux de la tête Ed. Nouveau
Commerce Faut aimer la vie / Correspondance avec Jean Roudaut 1968-1978
Ed. Fanlac Lexique Ed. Calligrammes Lectures pour
Jean Vilar Ed. Le Temps Qu'il Fait D'abord comédien, Perros
fut lecteur au TNP de 1951 à 1963. Il raconte ici sa collaboration avec
Jean Vilar, depuis son commencement sur un malentendu. |
Raymond CARVER
| "Carver, c'est carrément
la petite bible..." (C. Miossec) Raymond C. Carver naît
le 25 mai 1938 à Clatskanie dans l'Orégon. Sa vie ressemble à
ses nouvelles. Fils d'un ouvrier de scierie, Carver met fin à ses études
très tôt et fait tout un tas de petits boulots pour faire vivre sa
jeune femme Maryann et ses deux enfants. Il a déjà le désir
d'écrire mais parvient difficilement à se trouver un peu de temps
entre ses obligations familiales et ses jobs. | | Sa
première publication est pour 1958 : "Where is intellect ?" dans le Chico
State Wildcat. Il parvient néanmoins à suivre le cours d'écriture
donné par John Gardner au Chico State College (Californie). Gardner exercera
sur lui une influence décisive. Après avoir pratiqué pendant
près de 20 ans une écriture qu'il qualifiait lui-même de "à
la va-comme-je-te-pousse", Carver publie dans la revue Esquire une nouvelle remarquée,
puis d'autres. Réunies, elles formeront son premier livre : Mets-toi
à ma place, 1974. Mais Carver s'est mis à boire et malgré
plusieurs cures de désintoxication, sa femme le quitte quelques années
plus tard. Pourtant en 1967, une de ses nouvelles a été sélectionnée
pour l'anthologie des "Meilleures nouvelles américaines" et son recueil
Tais-toi je t'en prie reçoit en 1976 le "National Book Awards".
Sa notoriété ne cesse de croître. Le New Yorker lui
signe un contrat d'exclusivité et l'université de Syracuse, New
York, lui offre un poste d'écrivain résident. Le 2 juin 1977, il
cesse de boire. Suit alors une période très prolifique au cours
de laquelle il publie plusieurs recueils de nouvelles dont Parlez-moi d'amour
et Les vitamines du bonheur. En 1983, il reçoit le Strauss Living Award
qui lui assure 35.000 dollars annuels pendant cinq ans. Puis viendra Les Feux
en 1985, autoportrait littéraire qu'il compose avec des essais et des poèmes.
En 1988, il publie son dernier livre : Les trois roses jaunes. La même année,
il est reçu au sein de l'Académie américaine des arts et
lettres. En juin 88, il épouse Tess Gallagher avec laquelle il vivait depuis
11 ans. Il meurt le 2 août 1988 à Port Angeles (Washington). |
| BIBLIOGRAPHIE
: FICTIONS Mets-toi à ma place, 1974. (Put
Yourself in My Shoes)
Tais-toi, je t'en prie !, 1976 (Will
you Please Be Quiet, Please?)
Furious Seasons and Other Stories, 1977.
Parlez-moi
d'amour, 1981. (What We Talk About When We Talk About Love)
The Pheasant, 1982.
Les vitamines du bonheur, 1983. (Cathedral)
If It Please You, 1984. The Stories of Raymond Carver, 1985. My Father's
Life, 1986. Those Days: Early Writings by Raymond Carver, 1987.
Les
trois roses jaunes, 1988. (Where I'm Calling From: New and Selected
Stories)
Elephant and Other Stories, 1988. | | |
POESIES Near Klamath, 1968. Winter Insomnia,
1970. At Night the Salmon Move, 1976. Two Poems ["The Baker" and "Louise"],
1982.
Là où les eaux se mêlent, 1985. (Where
Water Comes Together with Other Water)
Ultramarine, 1986. Two
Poems ["Reaching" and "Soda Crackers"], 1986. In a Marine Light, 1987.
Un
nouveau sentier vers la cascade, 1989. (A New Path to the Waterfall) ESSAIS,
POEMES ET NOUVELLES Les Feux, 1983. (Fires)
No Heroics, Please: Uncollected Writings, 1991. | |
Hubert SELBY Jr
| "C'est Selby qui a tout déclenché,
en fait. J'ai commencé par Le Démon, une histoire de donjuanisme
compulsif, une vraie claque, jusqu'à La Geôle, qui est vraiment insoutenable..."
(C. Miossec) Romancier américain né à Brooklyn
en 1928. Il passa son adolescence dans la marine. Touché par une maladie
pulmonaire considéré comme irréversible et fatale, il est
renvoyé chez lui pour mourir. Décidant malgré tout de vivre
mais sans avoir d'idée sur cette vie, il en arrive à une conclusion
qui va bouleverser le cours de la littérature : "Je connais l'alphabet.
Peut-être puis-je devenir écrivain". | | Attiré
par l'âme de Brooklyn qui l'environne, il commence un écrit intitulé
"The Queen is Dead" qui deviendra, 6 ans après, sa première nouvelle
: "Last Exit to Brooklyn". Le New York Times lui reconnaît une place au
premier rang des écrivains américains. Le second roman de Selby
intitulé "La Geôle" est considéré par beaucoup comme
son livre clé recevant d'après Selby "les meilleurs critiques qu'il
ait lu dans ma vie" A travers les ans, spécialement en Europe, "La Geôle"
est devenu un livre perçu de manière similaire que la vision de
Selby de ce livre : le livre le plus dérangeant jamais écrit, un
livre que Selby lui-même n'a pu relire pendant plus de 20 ans. "Un homme
obsédé est un homme possédé par un Démon".
(épigraphe du livre "Le Démon"). Ce livre, comme "La Geôle",
a été mieux compris et plus librement interprété à
l'étranger. Si "La Geôle" est le livre préféré
de Selby, "Retour à Brooklyn" contient sa phrase d'introduction favorite
: "Harry locked his mother in the closet". "Chanson de la Neige Silencieuse" contient
15 histoires écrites pendant plus de 20 ans. Selby vit aujourd'hui à
Los Angeles. | |
BIBLIOGRAPHIE : Last exit to Brooklyn, 1964. (Last
exit to Brooklyn) La Geôle, 1971. (The Room)
Le Démon, 1976. (The Demon) | | |
Retour à Brooklyn, 1978. (Requiem for a Dream) Chanson
de la neige silencieuse, 1986. (Song of the Silent Snow) Le
Saule, 1999. (The Willow Tree) | |
Bruno GREEN
| Pare-chocs
Editions Balle d'Argent "Quand quelqu'un que tu connais écrit
un bouquin, tu te dis : "Merde, je vais être obligé de le lire et
après il va me demander ce que j'en pense", mais là..." (Christophe
Miossec) | |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|