Finistériens 2009 Nouvel album réalisé par Yann Tiersen
Sortie le 14 septembre
Il y a des rencontres inéluctables. Des routes qui semblent destinées à se croiser, des chemins de traverse qui finissent par se rejoindre. Si Christophe Miossec et Yann Tiersen n’avaient encore jamais emprunté la même voie, c’est parce que l’un comme l’autre étaient trop occupés à tracer leurs propres sillons en dehors des sentiers rebattus. Deux parcours bien singuliers, qui ont fini par déboucher sur une étape partagée. Il faut dire qu’il y a assez de points communs entre ces deux voyageurs hors du commun : finistériens tous deux, terriens et marins à la fois, Brestois, quoi … Un vrai tandem.
Le septième album studio de Christophe Miossec ne ressemble à aucun des précédents… ou à tous à la fois. Indéniablement, c’est du Miossec, du vrai : ces galops de rimes à l’émotion contenue, ce lyrisme cru au romantisme farouche, cette voix à fleur de gorge, ces odes douces amères à la houle frissonnante, au ressac irrégulier, à l’image de ces mélodies qui serpentent et s’insinuent. Y’a du tangage, y’a du roulis, mais comme bercés, enveloppés des brumes sonores tissées par Yann Tiersen, à la fois drues et aériennes, compactes et précises, aux reflets quasi symphoniques, pianos, cordes, guitares et percussions unis dans le même mouvement ondulatoire.
L’air de rien, « Finistériens », album brestois buriné et sculpté à quatre mains, mi-Tiersen, mi-Miossec (Tierssec ou Miossen ?), marque une nouvelle étape dans la carrière d’un bourlingueur pas encore rangé des embruns. Un disque qui brûle, qui boit, qui baise, qui prend et qui étreint. Tout Miossec pour le prix d’un.
Tracklisting
Seul ce que j’ai perdu (+) ()
(Christophe Miossec)
Seul ce que j’ai perdu
M’appartient à jamais
Tu aurais peut être dû
Savoir que c’était vrai
Que les minutes et les secondes
Passées entre mes bras
Tu ne pourras jamais me les voler
Qu’elles resteront gravées dans ma mémoire
Comme on s’accroche au comptoir
Est-ce que l’on devient un peu trop fou
Quand on ne s’accroche plus trop à rien
Est-ce que ça vous fait un bien fou
De faire du vélo sans les mains
Est-ce qu’il faut se sentir à bout
Pour se sentir enfin si bien
Seul ce que j’ai perdu
M’appartient à jamais
On n’efface pas ce qu’on a adoré
L’image reste toujours collée au mur
Même si le mur s’est effondré
Le lierre gardera à jamais nos murmures
Ce que je garde en souvenir
Tu ne pourras jamais l’arracher
Est-ce que l’on devient un peu trop fou
Quand on ne s’accroche plus trop à rien
Est-ce que ça vous fait un bien fou
De faire du vélo sans les mains
Est-ce qu’il faut se sentir à bout
Pour se sentir enfin si bien
Est-ce que l’on devient un peu trop fou
Quand on ne s’accroche plus trop à rien
Est-ce que ça vous fait un bien fou
De faire du vélo sans les mains
Est-ce qu’il faut se sentir à bout
Pour se sentir enfin si bien
Seul ce que j’ai perdu
M’appartient à jamais
Des plus grandes blessures
A la moindre petite plaie
Car aujourd’hui je vais m’enfuir
En te gardant à tout jamais
Est-ce que l’on devient un peu trop fou
Quand on ne s’accroche plus trop à rien
Est-ce que ça vous fait un bien fou
De faire du vélo sans les mains
Est-ce qu’il faut se sentir à bout
Pour se sentir enfin si bien
Les joggers du dimanche (+) ()
(Christophe Miossec)
A quoi pensent les joggers du dimanche
Quand à petites foulées ils avancent
A la semaine passée
Ou à celle qui se présente
A la prochaine montée
Quand ils dévalent leur pente
A quoi pensent les joggers du dimanche
Calculent-ils les minutes et les secondes
Qui les approchent de la fin du monde
Est-ce pour quitter le foyer
Ou pour la joie d’y retourner
Tous les dimanches
Tous les dimanches
Après quoi courons-nous
C’est la question qui me démange
Tous les dimanches
Tous les dimanches
Je pense à toi et je pense à eux
Et je pense à nous et j’ai le coeur qui flanche
Après quoi courons-nous tous les dimanches
C’est la question qui me démange
Tous les dimanches
Tous les dimanches
A quoi pensent les joggers du dimanche
Regardent-ils toujours la cime des peupliers
Ou bien ont-ils les yeux fixés
Sur les surfaces goudronnées
Ont-ils en tête l’envie de tuer
Ou est-ce juste l’envie de s’épuiser
Veulent-ils s’alléger de leur poids
Ou ne font-ils que compter compter leurs pas
Tous les dimanches
Tous les dimanches
Après quoi courons-nous
C’est la question qui me démange
Tous les dimanches
Tous les dimanches
Je pense à toi et je pense à eux
Et je pense à nous et j’ai le coeur qui flanche
En pensant aux joggers du dimanche
Aux joggers du dimanche
Les joggers du dimanche
Je pense à toi et je pense à eux
Refont-ils toujours le même trajet
Avec leurs petites foulées
Finissent-ils toujours par sprinter
Ou se laissent-ils relâcher
Est-ce que ça soulage leur conscience
Est-ce que ça donne à leur vie un peu de sens
Les chiens de paille (+) ()
(Christophe Miossec)
Les hommes qui travaillent
Qui ne sont plus que chiens de paille
Qui émergent au petit jour
D’un sommeil un peu trop lourd
De la poussière plein les paupières
Et le souffle un peu trop court
Les hommes qui travaillent
Qui se réveillent vaille que vaille
Travailler
Pour qui
Pour quoi
Pour quel résultat
Pour quelle vie tu crois
Donner sa vie
A qui
A quoi
Pour quel résultat
Pour quel patronat
Travailler
Pour qui
Pour quoi
Comment fait-on
Pour tout prendre sur soi
On ne se voyait pas comme ça
Peut-être pas comme au cinéma
Mais quand même un peu plus beau et surtout un peu plus fier
Et même un peu plus grand parfois
Si je te le dis est-ce que tu me crois
Je n’en peux plus de cette vie là
Je craquerai avant la fin du mois
Travailler
Pour qui
Pour quoi
Comment fait-on
Pour quel résultat
Donner sa vie
A qui
A quoi
Pour quel résultat
Pour quel patronat
Travailler
Pour qui
À montparnasse (+) ()
(Christophe Miossec)
Tu m’as planté là sur le quai
Sans même te retourner
Sans même me demander
Si j’avais de quoi pour rentrer
Comme si rien avant n’avait compté
Comme si t’avais tout oublié
Comme rien ne s’était passé
Ma sale petite garce
Tu t’es coulée dans la foule
Comme si tu voulais t’y noyer
Comme nous autrefois dans la houle
Quand le vent nous protégeait
Je t’aime Je t’aime
Je t’aime quand même
Même si tu m’as laissé sur le bord de la Seine
T ‘avais tellement voulu
Y trouver ta place
Dans ces nuits d’euphories
Et ces petits matins dégueulasses
Alors je t’ai dit adieu
Même pas au revoir
De la honte plein les yeux
D’avoir perdu tout espoir
Je t’aime Je t’aime
Je t’aime quand même
Même si tu m’as laissé sur le bord de la Seine
Je t’aime Je t’aime
Je t’aime quand même
Même si tu m’as laissé sur le bord de la Seine
Mont ... parnasse
CDD (+) ()
(Christophe Miossec)
Jusqu’à présent
Tout va bien
Pour combien de temps
Je n’en sais rien
La seule chose qui est sûre
C’est que pour l’instant on se maintient
Jusqu’à présent
Tout va bien
Touchons du bois
Promenons le chien
Crois-tu qu’on sera repris demain
Ou feront-ils une croix
Sur nos peaux de chagrin
On n’a fait que valser valser valser valser valser valser valser valser
En attendant le Grand Soir
Jusqu’à présent
Tout va bien
Est-ce à cause du temps
Ou du destin
Comptons les jours
Additionnons les nuits
Faisons tout pour
Goûter notre ennui
Jusqu’à présent
Tout va bien
A durée déterminée
On le sait bien
Va-t-on se faire balayer
Dans un mois deux jours
ou même demain
On n’a fait que danser
Sur le fil du rasoir
On n’a fait que tourner
Sur le manège de la grande foire
Jusqu’à présent
tout va bien
restons calme
soyons sereins
de toute façon de toute manière
on ne sait pas de quoi sera fait demain
On n’a fait que tourner tourner valser valser danser danser tourner tourner
Sur le fil du rasoir
On ne fait que danser danser valser valser tourner tourner danser danser
En attendant le Grand Soir
Jusqu’à présent tout va bien
Nos plus belles années (+) ()
(Christophe Miossec)
Comme la mer empêche les poissons de voir le ciel
Comme la lionne court après la gazelle
Comme je préfère ta haine à ton amour
Car c’est la haine qui me montre sous ton vrai jour
Comme j’aurais aimé ne jamais te connaître
Comme j’aurais aimé ne jamais te croiser
Aujourd’hui je voudrais tant te voir disparaître
Alors que toutes nos plus belles années
Je les ai passées à tes côtés
Je les ai passées à tes côtés
Comme j’aurais été plus heureux
En étant tout légèrement malheureux
Comme ce qui est si beau
Peut s’avérer si mauvais
Comme je n’ai pas de sang sur les mains
Car je n’ai plus de larmes au bord des yeux
Comme j’aurais aimé ne jamais te connaître
Comme j’aurais aimé ne jamais te croiser
Aujourd’hui je voudrais tant te voir disparaître
Alors que toutes nos plus belles années
Je les ai passées à tes côtés
Je les ai passées à tes côtés
Jésus au PMU (+) ()
(Christophe Miossec)
Oh Jésus ne me fais plus le même coup que de la dernière fois
Oh Jésus j’ai l’impression que je ne peux plus compter sur toi
Oh Jésus prends-moi encore une fois entre tes bras
Oh Jésus j’en ai plus qu’assez de mon chemin de croix
Et que la foudre me tombe dessus
Même au beau milieu du PMU
Et que tremble la terre
Pourvu que je sois gagnant dans la dernière
Et qu’arrive enfin l’apocalypse
Pourvu que ça tombe enfin sur les bons chiffres
Oh Jésus je ne tombe jamais sur le bon cheval
Oh Jésus je me demande ce que j’ai bien pu faire de mal
Oh Jésus ne trouves tu pas ça anormal
Oh Jésus ne te fais plus jamais porter pâle
Et que la foudre me tombe dessus
Même au beau milieu du PMU
Et que tremble la terre
Pourvu que je sois gagnant dans la dernière
Et triomphe alors le mal
Et que je devienne enfin un peu moins sale
Oh Jésus je ne tombe jamais sur le bon numéro
Oh Jésus j’ai l’impression d’être devenu un moins que zéro
Et que la foudre me tombe dessus
Même au beau milieu du PMU
Et que tremble la terre
Pourvu que je sois gagnant dans la dernière
Et qu’arrive enfin l’apocalypse
Pourvu que ça tombe enfin sur les bons chiffres
Et que triomphe alors le mal
Et que je devienne enfin un peu moins sale
Et que tremble la terre
Haïs-moi (+) ()
(Christophe Miossec)
Haïs-moi Haïs-moi
Car je ne suis plus que l’ombre de l’homme qui comptait tellement pour toi
Haïs-moi Haïs-moi
Avant de tomber sur n’importe qui
Avant de faire n’importe quoi
Haïs-moi Haïs-moi
De te jurer à genoux que jamais ça ne se reproduira
Haïs-moi Haïs-moi
Même si ce n’est pas la première fois
Aime-moi aime-moi
Car l’amour et la haine ne font qu’une parfois
Aime-moi aime-moi
Car l’amour et la haine c’est notre histoire depuis longtemps déjà
Haïs-moi Haïs-moi
Car cette chanson là elle n’est faite rien que pour toi
Haïs-moi Haïs-moi
Avant que la foudre et le choléra ne s’abattent sur toi
Haïs-moi Haïs-moi
De t’avoir négligée tous ces derniers mois
Haïs-moi Haïs-moi
Je t’en supplie ce n’est que comme ça que la flamme reviendra
Aime-moi aime-moi
Car l’amour et la haine ne font qu’une parfois
Aime-moi aime-moi
Car l’amour et la haine sont comme chats et chiennes
Aime-moi aime-moi
Car l’amour et la haine peuvent se prendre dans leurs bras
Aime-moi aime-moi
Car l’amour et la haine c’est notre histoire depuis longtemps déjà
Fermer la maison (+) ()
(Christophe Miossec)
Je ne sais que te dire
Je ne sais comment faire
Je n’ai pas appris les bonnes manières
Je les ai oubliées au bord de la mer
J’avais pourtant tondu le gazon
Remplacé les ardoises
Sur le toit
De notre belle maison
Comment ça commence
Comment ça se finit
Comment ça se danse
Tous les non dits
Comment s’est-on tellement menti
Nous avions quand même tout construit
Comment ça commence
Comment ça se finit
Comment ça se danse
Tous les non dits
Comment s’est-on tellement détruit
Pierre par pierre
Brique par brique
Comment refermer les fenêtres
Sur tout ce qui aurait dû être
Comment en finir pour de bon
Avec ce qui était notre seule raison
Alors j’ai refermé la maison
Je m’en suis même fait une raison
J’avais pourtant tout repeint
Du plancher au plafond
A quoi bon s’être saigné les veines
Tu n’en valais peut être pas la peine
Alors j’ai porté les derniers cartons
Pas un nuage à l’horizon
Même pas la moindre dépression
Comment ça commence
Comment ça se détruit
Pierre par pierre
Brique par brique
Comment ça se danse
Tous les non dits
Comment s’est-on ainsi construit
Comment ça commence
Comment ça se finit
Pierre par pierre
Brique par brique
Comment s’est-on ainsi construit
Comment s’est-on ainsi démoli
Loin de la foule (+) ()
(Christophe Miossec)
De peur que tout s’écroule
Je n’ai rien dit
Je n’ai rien fait
Je me suis coulé dans le moule
J’ai étouffé tous mes soupirs
J’ai même retenu mon souffle
Pour ne plus te voir t’envoler
De peur que tout s’écroule
J’ai fracassé tous mes regrets
Enseveli mes souvenirs
Pour ne plus te voir partir
Pour ne plus te voir t’enfuir
De peur que tout s’écroule
J’ai tenté de m’effacer
Essayé de me raturer
Je me suis même aspiré
Bien avant d’être balayé
Devant la porte d’entrée
Je me suis anéanti sans un seul mot d’esprit
J’ai si bien joué mon rôle que personne n’a trouvé ça drôle
Je me suis noyé dans le canapé avec ma bière comme seule bouée
Je suis devenu le cheval couché qui ne peut plus se relever
J’en ai tellement fait
J’en ai tellement fait
J’en ai tellement fait
J’en ai tellement fait
J’en ai tellement fait
J’en ai tellement fait
J’en ai tellement fait
J’en ai tellement fait
Une fortune de mer (+) ()
(Christophe Miossec)
Une fortune de mer
Qui dérive dans les rouleaux
En fredonnant un air
Qui rappelle la douceur de tes mots
Une fortune de mer
Tout au large de Concarneau
Qui ne sait plus trop quoi faire
Pour que tu le remorques à nouveau
Une fortune de mer
Au beau milieu de l’Atlantique
Sur qui s’abat le tonnerre
La douleur est parfois magnifique
Une fortune de mer
Une épave sur les flots
Dis-moi à quoi ça sert
De m’être accroché à ta peau
Un homme qui récite des prières
Pour que tu reviennes à nouveau
J’aurais dû le faire avant-hier
Mais je n’ai pas su trouver les mots
Je t’ai perdue Esther
Et je me suis jeté dans les flots
Et j’ai rejoint la mer
Tout au large de Concarneau
Esther Esther Esther
Crédits
Pour les titres 1, 3, 5, 7, 8, 11 :
Auteur : Christophe Miossec
Compositeur : Christophe Miossec/Yann Tiersen
Pour les titres 2, 4, 6, 9, 10 :
Auteur : Christophe Miossec
Compositeur : Yann Tiersen